La formation BLS, entre réflexe vital et devoir civique

Actualités, Articles 19.11.2025

La formation BLS (Basic Life Support) est obligatoire pour le personnel soignant, mais elle s’inscrit aussi dans une démarche de Qualité de Vie au Travail (QVT) pour l’ensemble des collaborateur·rices. Porter assistance à une personne en détresse, alerter les secours en appelant le 144, sécuriser les lieux et pratiquer les gestes qui sauvent : autant de réflexes essentiels qui peuvent, un jour, sauver une vie.

La formation BLS chez Butini : ouverte à tous et toutes

Dans les établissements médico-sociaux (EMS), il est indispensable qu’au minimum un·e collaborateur·rice présent·e sur site soit capable d’intervenir immédiatement en cas d’urgence. Les premiers secours consistent à apporter une aide immédiate à une personne malade ou blessée, en attendant l’arrivée des secours professionnels.

Si la formation des équipes de soins est une obligation, l’ouvrir à l’ensemble du personnel relève d’une volonté d’améliorer la sécurité et la qualité de vie au travail. Chez Butini, en partenariat avec la Fegems, plusieurs sessions de formation BLS sont organisées chaque année. Elles sont principalement destinées aux équipes soignantes, mais aussi ouvertes au personnel hôtelier, de restauration ou administratif, afin que chacun·e puisse apprendre les gestes qui sauvent.

La formation alterne théorie et pratique : évaluation des compétences, protocoles d’intervention, présentation des manœuvres et des aspects légaux. Un focus particulier est mis sur les pathologies fréquentes chez les aîné·es, comme l’infarctus ou l’AVC. À l’issue de la formation, chaque participant·e peut utiliser ses compétences aussi bien dans le cadre professionnel que privé.

Un impact au-delà du cadre professionnel

Diplômante et reconnue, la formation BLS permet également de devenir sauveteur·rice volontaire via l’application Save a Life. En Suisse, chaque année, environ 9’000 personnes décèdent d’un infarctus survenu hors de l’hôpital. Le taux de survie après l’arrêt cardiaque extrahospitalier reste faible, autour de 12 % au niveau national, mais il peut atteindre de meilleurs taux dans certains cantons très mobilisés. Plus la population est formée, plus ce taux progresse : par exemple, dans le canton du Tessin, la large diffusion des formations a permis d’atteindre un taux de survie après un arrêt cardiaque de près de 45 % ces dernières années.

Former le plus grand nombre, c’est donner à chacun·e le pouvoir d’agir et de sauver des vies, au travail comme dans la vie quotidienne.